Les UV passent-ils à travers les vitres ? Ce que protège réellement un vitrage

Une vitre classique bloque-t-elle vraiment les UV ?

Une vitre protège partiellement des ultraviolets, mais elle ne bloque pas nécessairement tous les UV. Tout dépend du type de rayonnement et de la composition du verre.

C’est notamment pour cette raison que des meubles, textiles, marchandises ou objets exposés derrière une fenêtre peuvent continuer à se décolorer avec le temps.

UVA et UVB : pourquoi le verre ne les arrête pas de la même façon

Le rayonnement ultraviolet émis par le soleil comprend notamment les UVA et les UVB. Ils ne possèdent pas les mêmes longueurs d’onde et ne traversent donc pas le verre de la même manière.

Une vitre, non protégée par la pose d’un film anti-UV classique absorbe généralement une grande partie des UVB, tandis qu’elle peut laisser passer une proportion beaucoup plus importante des UVA.

L’ARPANSA, l’agence australienne de radioprotection, indique ainsi que la transmission varie selon les types de verre, mais que de nombreux verres de fenêtre ordinaires peuvent transmettre environ 60 % des UVA.

Il est donc plus juste de dire qu’une vitre filtre les UV de manière sélective plutôt qu’elle ne les arrête totalement.

Peut-on être exposé aux UVA derrière une fenêtre ?

Oui. Si le vitrage laisse passer une partie des UVA, une personne ou un objet situé derrière une fenêtre reste exposé à une fraction du rayonnement ultraviolet incident.

La quantité réellement transmise dépend toutefois du vitrage, de son épaisseur, de sa composition et des éventuels traitements qui lui ont été appliqués. Deux fenêtres visuellement similaires peuvent donc présenter des performances différentes face aux UV.

Simple, double ou feuilleté : tous les vitrages protègent-ils autant des UV ?

Non. Le niveau de protection ne dépend pas uniquement du nombre de vitres. La composition complète du vitrage est déterminante.

Un verre ordinaire, un double vitrage, un verre teinté ou un vitrage feuilleté ne présentent pas nécessairement la même transmission des ultraviolets.

Le verre classique laisse passer une partie du rayonnement ultraviolet

Le verre courant constitue déjà une barrière efficace contre une grande partie des UVB. En revanche, sa protection contre les UVA est plus limitée.

Cela explique pourquoi le simple fait de placer un objet derrière une fenêtre ne suffit pas toujours à le préserver d’une exposition aux UV.

La transmission peut également varier d’un verre à l’autre. Il serait donc imprécis d’attribuer un pourcentage de filtration unique à toutes les vitres classiques.

Le double vitrage améliore-t-il forcément la protection UV ?

Un double vitrage peut réduire davantage la transmission des UV qu’un vitrage simple, mais son appellation ne suffit pas à connaître ses performances.

La présence de deux feuilles de verre, leur nature, leur épaisseur, les éventuelles couches techniques et la composition générale de l’ensemble influencent le résultat.

L’ARPANSA indique que certains doubles vitrages, vitrages teintés ou vitrages feuilletés peuvent bloquer plus de 98 % du rayonnement ultraviolet. Cette valeur concerne cependant certaines configurations et ne doit pas être appliquée automatiquement à tous les doubles vitrages.

Autrement dit, disposer d’un double vitrage ne signifie pas nécessairement disposer d’un vitrage spécifiquement conçu pour une protection UV élevée.

Pourquoi le vitrage feuilleté peut-il mieux filtrer les UV ?

Un vitrage feuilleté est constitué de plusieurs feuilles de verre assemblées autour d’un intercalaire polymère. Celui-ci joue notamment un rôle de maintien du verre en cas de casse, mais certaines compositions permettent également d’obtenir une transmission des UV particulièrement faible.

C’est pourquoi le vitrage feuilleté est utilisé dans des situations où les performances recherchées dépassent celles d’un verre ordinaire.

Là encore, il faut examiner les caractéristiques précises du produit plutôt que se fier uniquement à la dénomination « verre feuilleté ».

Pourquoi les objets se décolorent-ils derrière une vitre ?

Le passage d’une partie des UVA permet de comprendre une partie du phénomène, mais il ne faut pas réduire la décoloration aux seuls ultraviolets.

La lumière qui atteint un matériau peut provoquer différentes réactions photochimiques. Avec le temps, certaines molécules responsables des couleurs se transforment, ce qui peut entraîner une perte d’intensité, un changement de teinte ou d’autres formes de vieillissement.

Les UVA participent à la dégradation des matériaux exposés

Les matériaux organiques sont particulièrement concernés. Les textiles, certains papiers, plastiques, peintures ou colorants peuvent réagir à une exposition prolongée.

L’Institut canadien de conservation indique notamment que les UV peuvent provoquer jaunissement, affaiblissement ou dégradation de certains matériaux, en plus de contribuer à la disparition progressive de certaines couleurs.

Dans une vitrine ou un showroom, cette évolution peut devenir visible lorsque les mêmes articles restent exposés pendant une longue période.

Les UV ne sont pas les seuls responsables de la décoloration

C’est un point important lorsque l’on cherche à protéger durablement un objet : filtrer les UV ne signifie pas supprimer toutes les causes de décoloration.

La lumière visible participe elle aussi à l’altération de nombreuses couleurs. L’Institut canadien de conservation rappelle que certains colorants particulièrement sensibles peuvent se dégrader sous l’effet de la lumière visible, même lorsque les UV sont fortement réduits.

La durée d’exposition compte également. Une intensité modérée reçue quotidiennement pendant des mois ou des années peut produire des dommages cumulatifs.

C’est pourquoi une protection filtrant 99 % des UV ne doit pas être interprétée comme une garantie de disparition totale de la décoloration.

Pour approfondir ce phénomène, Vitroconcept détaille également les différentes causes de la décoloration derrière une vitrine.

Pourquoi deux objets exposés au même endroit vieillissent-ils différemment ?

La sensibilité dépend aussi du matériau et des colorants employés.

Deux textiles exposés à une lumière comparable peuvent perdre leur couleur à des vitesses très différentes. Il en va de même pour une impression, un meuble, une photographie ou un objet décoratif.

L’Institut canadien de conservation souligne par exemple que les textiles ne présentent pas tous la même résistance à la lumière et aux UV. Certains colorants sont beaucoup plus fragiles que d’autres et certaines fibres peuvent également s’affaiblir progressivement.

Quels espaces sont particulièrement concernés par les UV derrière les vitrages ?

Le sujet devient particulièrement important lorsque des biens restent quotidiennement à proximité d’une grande surface vitrée.

Vitrines et showrooms : une exposition prolongée des marchandises

Dans un commerce, les mêmes articles peuvent rester plusieurs semaines derrière une vitrine fortement exposée.

Vêtements, chaussures, tissus, mobilier, impressions ou éléments de décoration peuvent alors évoluer différemment des produits stockés à l’intérieur du magasin.

Vitroconcept a par exemple réalisé à Bordeaux une protection d’articles exposés derrière une vitrine afin de limiter les effets de cette exposition sur des articles et du mobilier.

Musées, galeries et lieux d’exposition : des matériaux parfois très sensibles

Les œuvres, textiles anciens, documents, photographies ou objets présentant des pigments fragiles nécessitent une attention particulière.

Dans ce contexte, les professionnels de la conservation raisonnent à la fois en intensité lumineuse et en durée d’exposition. Les dommages liés à la lumière étant cumulatifs, la maîtrise des UV ne constitue qu’un élément d’une stratégie de conservation plus globale.

Bureaux et hôtels : mobilier et aménagements sont aussi concernés

Le phénomène ne concerne pas uniquement les objets de collection ou les produits exposés à la vente.

Dans un bureau, un hôtel ou un hall largement vitré, les revêtements de sol, tissus d’ameublement, fauteuils, éléments décoratifs et meubles situés près des fenêtres reçoivent eux aussi quotidiennement de la lumière naturelle.

Une différence de teinte peut alors apparaître progressivement entre les zones fortement exposées et celles qui restent protégées.

Comment augmenter la protection UV d’un vitrage existant ?

La première étape consiste à déterminer ce que le vitrage filtre déjà. Le besoin ne sera pas identique pour un verre ordinaire, un double vitrage récent ou une composition feuilletée présentant déjà une forte filtration UV.

Identifier d’abord les caractéristiques du vitrage

Avant d’ajouter une protection, il faut prendre en compte la nature du vitrage, sa composition, son exposition et les matériaux que l’on souhaite préserver.

Cette vérification permet notamment d’éviter de choisir une solution sur la seule base d’un pourcentage de filtration annoncé.

Remplacer le vitrage ou ajouter une protection ?

Lorsqu’une protection UV plus importante est recherchée, le remplacement du vitrage n’est pas la seule possibilité.

Selon la configuration existante, il est possible d’utiliser un vitrage offrant des caractéristiques spécifiques ou d’ajouter une protection adaptée sur la surface déjà installée.

Cette deuxième approche peut être particulièrement intéressante lorsqu’il n’est ni nécessaire ni pertinent de remplacer l’ensemble des fenêtres ou d’une façade vitrée.

Un film anti-UV peut-il conserver la transparence du vitrage ?

Oui. Certains films transparents sont conçus pour réduire fortement la transmission des ultraviolets sans transformer une vitre claire en vitrage opaque.

Vitroconcept propose par exemple une solution professionnelle de protection anti-UV pour vitrage annoncée jusqu’à 99 % de filtration des UV, tout en conservant la luminosité naturelle du vitrage.

Le choix du film et sa compatibilité avec le vitrage existant doivent néanmoins être étudiés en fonction du support et de la configuration du bâtiment.

Quand renforcer la protection UV d’un vitrage devient-il pertinent ?

Une protection renforcée mérite notamment d’être envisagée lorsque des objets sensibles restent exposés chaque jour à proximité d’une fenêtre, lorsque leur valeur justifie une conservation durable ou lorsque les premiers signes d’altération deviennent visibles.

Quels signes doivent attirer l’attention ?

Plusieurs indices peuvent révéler une exposition problématique :

  • des textiles ou marchandises qui pâlissent en vitrine ;
  • une différence de couleur entre une zone exposée et une zone protégée ;
  • un mobilier qui change progressivement de teinte près des fenêtres ;
  • des impressions, œuvres ou éléments décoratifs dont les couleurs perdent en intensité.

Ces phénomènes ne prouvent pas à eux seuls que les UV sont l’unique cause du problème, mais ils peuvent justifier une analyse de l’exposition lumineuse et des performances du vitrage.

Pourquoi vérifier le vitrage avant de choisir une solution ?

Parce que toutes les vitres ne laissent pas passer la même quantité d’UV. Une protection pertinente doit tenir compte du vitrage déjà en place, de l’orientation des surfaces, de la durée d’exposition et de la sensibilité des biens à préserver.

Vous souhaitez protéger une vitrine, du mobilier ou des équipements sensibles aux UV ? Découvrez la solution professionnelle de film anti-UV pour vitrage proposée par Vitroconcept.

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