Spécifications film solaire : TLV, TSER, facteur g — lire une fiche technique sans se tromper

Choisir un film solaire ne s’improvise pas : au-delà du prix et de la teinte, il faut savoir lire les fiches techniques. Transmission lumineuse, TSER, facteur g, protection UV ou réflexion influencent directement confort, luminosité et efficacité thermique. Cette introduction vous aide à comprendre les cinq indicateurs essentiels pour comparer les produits en toute confiance et sélectionner le film adapté à vos besoins.
Vitroconcept vous apporte son expertise et conseil pour poser les films solaires les plus adaptés à votre situation.

Les 5 indicateurs clés à comprendre : transmission lumineuse, TSER, facteur g, UV, réflexion

Transmission lumineuse (TLV) : clarté, éblouissement et confort visuel

La TLV (Transmission de Lumière Visible) indique la quantité de lumière qui traverse le vitrage + film.

  • Plus la TLV est élevée, plus l’ambiance reste lumineuse (ex. 60–70 %).
  • Une TLV modérée (≈ 35–55 %) réduit l’éblouissement sans « effet grotte ».
  • En dessous de ~30 %, l’ambiance devient nettement plus assombrie : à réserver aux usages spécifiques (écrans très exposés, intimité forte, vitrages très ensoleillés).

À regarder sur la fiche : TLV (ou VLT) exprimée en %.
Conseil terrain : si la pièce est déjà sombre, ciblez un film solaire clair (TLV ≥ 55 %) pour préserver la transmission lumineuse tout en traitant la chaleur avec les autres indicateurs.

TSER (rejet d’énergie solaire totale) : l’indicateur « anti-chaleur » le plus parlant

Le TSER (Total Solar Energy Rejected) mesure la part d’énergie solaire globale que l’ensemble vitrage + film rejette (réflexion + absorption non retransmise).

  • TSER élevé = moins de chaleur qui entre → pièce plus fraîche, climatisation moins sollicitée.
  • Un bon film dit “anti-chaleur” affiche souvent TSER ≥ 50 %, et les références très performantes montent plus haut.
  • TSER est global : il intègre le visible + l’infrarouge (IR/NIR), là où se situent les gains de chaleur les plus gênants.

À regarder sur la fiche : TSER en %.
Conseil terrain : pour une véranda plein sud ou un bureau vitré, visez TSER ≥ 55 % avec une TLV adaptée pour ne pas assombrir inutilement.

Facteur g (facteur solaire) : l’impact direct sur le gain de chaleur

Le facteur g (ou facteur solaire) est la proportion d’énergie solaire totale qui passe dans le local après interaction avec le vitrage + film (transmission directe + part de l’absorption réémise vers l’intérieur).

  • Plus le facteur g est bas, moins la pièce chauffe.
  • Sur une fiche technique, on lit souvent g_total du système (vitrage existant + film).
  • Pour un confort d’été, un g ≤ 0,35 est déjà intéressant ; ≤ 0,30 devient très efficace sur des façades fortement sollicitées.

À regarder sur la fiche : g, parfois nommé facteur solaire total.
Conseil terrain : si vous hésitez entre TSER et facteur g, lisez les deux : TSER parle de rejet, g parle de ce qui reste. Sur des spécifications film solaire, ils se complètent.

Filtration UV (jusqu’à 99 %) : protection intérieure et durabilité des matériaux

Les UV dégradent couleurs, textiles, bois, œuvres et vitrines. La majorité des films annoncent jusqu’à 99 % de rejet UV.

  • Ce 99 % ne suffit pas toujours à stopper toute décoloration (les IR + lumière visible participent aussi), mais allonge nettement la durée de vie des matériaux.
  • À privilégier pour musées, vitrines sensibles, bibliothèques, pièces avec mobilier haut de gamme.

À regarder sur la fiche : Rejet UV (%).
Conseil terrain : associez filtration UV + TLV adaptée (éviter les intensités lumineuses extrêmes) pour une protection durable.

Réflexion lumineuse (intérieure / extérieure) : rendu visuel et confort thermique

La réflexion indique la part de lumière renvoyée par le système.

  • Réflexion extérieure : impacte l’aspect façade (neutre, discret, ou effet miroir).
  • Réflexion intérieure : influence les reflets de nuit (on peut voir son reflet à l’intérieur lorsque la pièce est éclairée).
  • Certains films « sélectifs » maintiennent une TLV élevée avec peu de réflexion, pratique pour des façades architecturales où l’on veut éviter un effet miroir marqué.

À regarder sur la fiche : Réflexion visuelle ext./int. (%) + mention éventuelle d’IR.
Conseil terrain : si le voisinage ou l’esthétique impose de la discrétion, privilégiez une réflexion extérieure faible (finition neutre). Pour l’écran d’ordinateur, contrôlez aussi la réflexion intérieure.

Ce qu’il faut retenir en 30 secondes

  • Transmission lumineuse (TLV) : garder de la lumière sans éblouir.
  • TSER : mesure la capacité anti-chaleur globale ; plus c’est haut, mieux c’est.
  • Facteur g : ce qui reste comme chaleur dans le local ; plus c’est bas, mieux c’est.
  • UV 99 % : protéger couleurs, œuvres, textiles.
  • Réflexion : rendu visuel (extérieur/intérieur) et confort.

Lecture de fiche technique en 3 lignes

  • TLV 62 % → pièce lumineuse sans éblouissement fort.
  • TSER 58 % et g = 0,33chaleur nettement réduite, baisse de climatisation probable.
  • UV 99 %, réflexion ext. 12 %protection des matériaux, façade discrète (spécifications film solaire équilibrées).

Compatibilité vitrage : simple, double vitrage, feuilleté, verre déjà traité

Film solaire sur simple vitrage : performances et limites

Le simple vitrage accepte presque tous les types de films solaires intérieurs.

  • Les gains de confort sont spectaculaires : un film anti-chaleur performant peut donner des résultats proches d’un double vitrage basse émissivité.
  • Attention toutefois : le simple vitrage reste sensible aux déperditions hivernales. Le film améliore le confort d’été, mais il ne remplacera pas une isolation globale.

Conseil terrain : si vous vivez dans une région très ensoleillée avec un simple vitrage, privilégiez un film à TSER élevé (≥ 55 %) et un facteur g bas pour limiter les surchauffes.

Compatibilité double vitrage film : points essentiels à connaître

Le double vitrage (DV) concentre les questions. Un film solaire peut y être appliqué, mais avec précaution :

  • Un film trop absorbant en pose intérieure peut créer une casse thermique (le verre se fissure à cause de l’échauffement différentiel).
  • Les films extérieurs sont souvent recommandés sur DV, car ils renvoient l’énergie avant qu’elle ne pénètre dans la lame d’air.
  • Chaque spécification film solaire précise les vitrages compatibles : DV clair, DV teinté, DV feuilleté…

Signaux de vigilance :

  • Vitrages partiellement ombragés (murets, stores, sérigraphies).
  • Présence de rideaux ou stores foncés collés au vitrage.
  • DV déjà équipé d’une couche contrôle solaire en usine (risque de cumul).

Conseil terrain : demandez toujours une fiche technique validée pour le type de vitrage concerné. Sur DV standard clair, un film extérieur sélectif offre souvent le meilleur compromis : réduction du facteur g, haute transmission lumineuse, risque thermique limité.

Vitrage feuilleté et film adhésif : particularités

Le vitrage feuilleté (avec intercalaire PVB) est plus sensible à la casse thermique car il retient davantage la chaleur absorbée.

  • Certains films solaires sont homologués pour feuilleté, mais pas tous.
  • La compatibilité dépend de la teinte du verre et de la pose (int/ext).

Conseil terrain : pour un feuilleté clair, privilégier des films à réflexion élevée plutôt qu’à absorption forte.

Vitrage avec couche contrôle solaire existante : prudence

De nombreux bâtiments récents disposent déjà d’un verre à couche sélective (contrôle solaire intégré).

  • Poser un film solaire par-dessus peut déséquilibrer les performances et augmenter les risques thermiques.
  • Dans certains cas, seul un film extérieur neutre est autorisé.

Conseil terrain : en cas de doute, réalisez un diagnostic vitrage (tests de transmission, réflexion, spectre). Certains installateurs utilisent des logiciels comme Vitrage Décision pour simuler la compatibilité.

Normes techniques : gage de fiabilité

Pour vérifier la compatibilité film/vitrage, fiez-vous aux normes :

  • EN 410 : détermine les performances optiques et solaires (TLV, TSER, g).
  • EN 15752 & EN 15755 : définissent
  •  
  • les critères des films et vitrages filmés.
  • EN 12600 / EN 356 : tests de résistance mécanique (impact, sécurité).

À retenir : une fiche technique sérieuse mentionne toujours ces normes. Sans elles, méfiance.

Encadré pratique — Lecture rapide d’une fiche

Sur une ligne “Compatibilité” vous pouvez lire par exemple :

  • Simple vitrage clair : film intérieur OK.
  • Double vitrage clair : film extérieur recommandé.
  • Feuilleté : uniquement avec film spécifique validé.
  • DV teinté + couche solaire : non compatible.

Pose intérieure vs extérieure : contraintes thermiques et choix pratique

Absorption, réflexion et contrainte thermique : comprendre les mécanismes

Un film solaire agit en réfléchissant et/ou en absorbant une partie du rayonnement solaire.

  • En pose intérieure, une partie de l’énergie est absorbée dans le verre avant d’être renvoyée vers l’extérieur.
  • Ce surplus d’absorption peut générer des contraintes thermiques : le verre chauffe localement, surtout si la zone est partiellement ombragée.
  • En pose extérieure, la majorité du rayonnement est arrêtée avant de pénétrer dans le vitrage : le verre reste plus homogène thermiquement.

À retenir : la pose intérieure est efficace et discrète, mais plus sensible à la casse thermique selon le vitrage. La pose extérieure est plus sûre pour les vitrages complexes (double vitrage, feuilleté, vitrages colorés).

Quand privilégier la pose extérieure pour limiter le facteur g

Un film posé à l’extérieur agit directement sur le flux solaire.

  • Résultat : facteur g plus bas, donc réduction thermique plus forte.
  • Cas typiques où la pose extérieure est à privilégier :
    • Vérandas ou façades largement exposées au sud.
    • Double vitrage ou vitrage feuilleté, pour éviter un échauffement excessif.
    • Situations où l’on recherche la performance maximale en rejet solaire.

Conseil terrain : si l’objectif est de baisser la climatisation et de réduire fortement la chaleur, la pose extérieure est généralement la meilleure option.

Risques de casse thermique : situations typiques et prévention

La casse thermique est l’une des principales inquiétudes lors de l’installation d’un film sur vitrage.
Elle survient lorsque des écarts de température trop importants apparaissent dans le verre.

  • Facteurs aggravants :
    • Vitrages partiellement ombragés (murs, stores, sérigraphies).
    • Rideaux foncés collés à la vitre.
    • Climatisation ou chauffage dirigé vers le vitrage.
    • Verres feuilletés ou teintés plus sensibles.

Solutions :

  • Privilégier un film extérieur si doute.
  • Choisir un film peu absorbant et plutôt réfléchissant.
  • Vérifier la compatibilité avec un diagnostic vitrage.

Conditions réelles : climat, orientation et usage

Le choix entre intérieur et extérieur dépend aussi de votre contexte réel :

  • Climat chaud : privilégier la pose extérieure pour limiter les flux entrants.
  • Climat tempéré : la pose intérieure peut suffire, surtout pour réduire l’éblouissement et protéger les UV.
  • Orientation : les façades plein sud ou ouest nécessitent une protection renforcée.
  • Usage des pièces : bureaux avec écrans → attention aux reflets intérieurs ; vérandas → priorité au confort thermique.

Durée de vie et garanties : intérieur vs extérieur

  • Films intérieurs : protégés des intempéries, ils offrent souvent une durée de vie de 12 à 16 ans.
  • Films extérieurs : plus exposés (pluie, UV, vent), leur durée est généralement de 7 à 10 ans, mais les technologies récentes atteignent parfois 15 ans.
  • Dans les deux cas, une fiche technique sérieuse mentionne la durée de garantie.

Conseil terrain : si la priorité est la longévité, optez pour un film intérieur compatible. Si c’est la performance thermique, privilégiez l’extérieur.

Pratique — Pose intérieure ou extérieure ?

  • Simple vitrage clair → film intérieur possible.
  • Double vitrage standard → film extérieur recommandé.
  • Feuilleté ou teinté → extérieur conseillé.
  • Climat chaud ou forte exposition → extérieur préférable.
  • Besoin esthétique discret (film peu visible) → intérieur possible si compatible.

Comment choisir selon vos objectifs : éblouissement, esthétique, UV, économies d’énergie

Réduire l’éblouissement sans assombrir : jouer sur la transmission lumineuse

Beaucoup d’utilisateurs craignent qu’un film solaire transforme leur pièce en grotte. Ce n’est vrai que si la transmission lumineuse (TLV) est trop basse.

  • Pour un bureau avec écrans, une TLV entre 35 % et 50 % est idéale : moins d’éblouissement, tout en gardant une pièce lumineuse.
  • Pour une véranda ou un salon familial, une TLV ≥ 55 % garde une ambiance claire tout en filtrant la chaleur.

Conseil terrain : si la pièce est déjà sombre, évitez les films avec TLV < 40 %. Cherchez plutôt un film sélectif : haute transmission lumineuse, mais TSER élevé.

Esthétique : teinte neutre discrète ou effet miroir assumé

Le rendu visuel compte autant que la performance technique.

  • Teinte neutre : idéale pour façades architecturales ou vitrines. L’œil ne “voit” pas le film, mais le confort change.
  • Film avec effet miroir : recherché pour plus d’intimité le jour, ou pour une esthétique moderne.
  • Films sélectifs : nouvelle génération combinant fort rejet solaire avec une réflexion extérieure faible.

Conseil terrain : en copropriété ou zone sensible (façades visibles, bâtiments classés), privilégiez les films neutres, quasiment invisibles.

Protection UV : préserver les couleurs et la valeur de vos biens

Un film solaire bloque jusqu’à 99 % des UV, responsables de la décoloration des tissus, bois, œuvres et vitrines.

  • Dans un musée ou une boutique, c’est un critère prioritaire.
  • Pour une bibliothèque ou un salon avec mobilier haut de gamme, cela prolonge la durée de vie des matériaux.

Conseil terrain : associez la protection UV avec un contrôle de la TLV et du facteur g : même si 99 % des UV sont bloqués, une forte intensité lumineuse et des IR résiduels peuvent encore altérer les couleurs.
Retrouvez le service de pose de film anti-UV de Vitroconcept >

Baisser la climatisation : TSER et facteur g pour des économies durables

La facture énergétique est un argument fort.

  • Un TSER élevé (≥ 55 %) + un facteur g bas (≤ 0,35) réduisent la surchauffe estivale.
  • Résultat : moins de climatisation, donc économies et réduction de l’empreinte carbone.
  • Dans les bâtiments tertiaires, ces performances peuvent contribuer au respect de normes de confort d’été.

Exemple concret :

  • Vitrine exposée sud avec film sélectif : baisse de 3 à 5°C en plein été, 20 à 30 % d’économie d’énergie sur la climatisation.

Trois profils types et leurs films recommandés

  • Open-space vitré avec ordinateurs :
    • TLV entre 40–50 % pour limiter l’éblouissement
    • TSER ≥ 55 %
    • Réflexion intérieure modérée pour éviter les reflets de nuit
  • Véranda familiale :
    • TLV ≥ 55 % pour garder la luminosité
    • Facteur g ≤ 0,35 pour réduire les surchauffes
    • Pose extérieure préférable sur double vitrage
  • Vitrine de boutique :
    • TLV élevée (≥ 60 %) pour conserver la clarté
    • Filtration UV 99 %
    • Film neutre pour un rendu discret

Rappel rapide par objectif

  • Moins d’éblouissement → TLV adaptée (35–50 %)
  • Esthétique façade discrète → film neutre, réflexion faible
  • Protection des biens → UV 99 %
  • Économies climatisation → TSER haut + facteur g bas

Mini-glossaire + fiche de sélection film solaire à télécharger

Mini-glossaire des principales spécifications film solaire

  • TLV (Transmission de Lumière Visible) : pourcentage de lumière visible qui traverse le vitrage + film.
    → Haut = ambiance claire ; Bas = ambiance assombrie.
  • TSER (Total Solar Energy Rejected) : part de l’énergie solaire totale que le système renvoie vers l’extérieur.
    → Haut = moins de chaleur qui pénètre.
  • Facteur g (facteur solaire total) : proportion d’énergie solaire qui finit dans la pièce (direct + réémission).
    → Bas = moins de gain de chaleur.
  • Réflexion lumineuse (ext. / int.) : quantité de lumière renvoyée par le vitrage.
    → Influence l’aspect façade et les reflets de nuit.
  • Filtration UV : pourcentage d’ultraviolets bloqués (souvent 99 %).
    → Limite la décoloration des tissus, meubles et vitrines.
  • Valeur U : capacité d’un vitrage à retenir la chaleur intérieure en hiver.
    → Plus elle est basse, plus le vitrage isole.
  • Sélectivité : rapport entre TLV et facteur solaire (g).
    → Plus la sélectivité est élevée, plus le film est clair mais efficace contre la chaleur.

Fiche de sélection pratique — comment choisir pas à pas

Étape 1 : Vos objectifs prioritaires

  • Réduire la chaleur → viser TSER élevé + facteur g bas.
  • Réduire l’éblouissement → viser TLV entre 35–50 %.
  • Préserver l’esthétique discrète → privilégier film neutre, faible réflexion.
  • Protéger contre les UV → vérifier rejet UV 99 %.

Étape 2 : Identifier le vitrage

  • Simple vitrage clair → film intérieur possible.
  • Double vitrage → film extérieur conseillé.
  • Vitrage feuilleté ou teinté → compatibilité à vérifier.

Étape 3 : Choisir le mode de pose

  • Intérieur : durable, esthétique, mais risque de casse thermique sur certains verres.
  • Extérieur : meilleure protection solaire, compatible avec plus de vitrages, durée de vie un peu plus courte.

Étape 4 : Vérifier les chiffres de la fiche technique

  • TLV : 35–55 % (anti-éblouissement), ≥ 55 % (clair).
  • TSER : viser ≥ 50 %, voire ≥ 55 % pour zones chaudes.
  • Facteur g : ≤ 0,35 pour bon confort d’été, ≤ 0,30 pour forte exposition.
  • UV : ≥ 99 %.
  • Réflexion extérieure : à ajuster selon esthétique et voisinage.

Étape 5 : Demander validation à l’installateur

  • Compatibilité confirmée avec votre vitrage.
  • Exemple chiffré sur logiciel (TLV, TSER, g avec votre vitrage).
  • Garantie de durée de vie (intérieur 12–16 ans, extérieur 7–12 ans).

Exemple de matrice de sélection (extrait simplifié)

Objectif principal

Type de vitrage

Pose conseillée

Valeurs clés à viser

Réduire chaleur

Double vitrage clair

Extérieure

TSER ≥ 55 %, g ≤ 0,35

Limiter éblouissement

Bureau open-space

Intérieure (si compatible)

TLV 40–50 %, réflexion modérée

Esthétique discrète

Façade immeuble

Extérieure

TLV ≥ 55 %, réflexion < 15 %

Protéger mobilier

Vitrine commerce

Intérieure ou extérieure

UV 99 %, TLV ≥ 60 %

Méthode de choix en 5 étapes (simple et fiable)

Définir votre objectif prioritaire

Un même film ne peut pas tout faire : il faut hiérarchiser vos besoins.

  • Chaleur excessive → regardez le TSER et le facteur g.
  • Éblouissement sur écrans → ajustez la transmission lumineuse (TLV).
  • Protection UV → vérifiez le rejet 99 % UV.
  • Esthétique façade → comparez les niveaux de réflexion (extérieure/intérieure).

Conseil : notez votre critère n°1 (chaleur, éblouissement, esthétique, UV).

Identifier votre type de vitrage

La compatibilité dépend d’abord du support :

  • Simple vitrage clair → film intérieur souvent possible.
  • Double vitrage → film extérieur recommandé pour limiter le risque thermique.
  • Feuilleté ou teinté → attention, certains films ne conviennent pas.
  • Vitrage avec couche solaire existante → diagnostic obligatoire.

Conseil : demandez à votre installateur de confirmer la compatibilité double vitrage film si vous êtes dans ce cas.

Choisir la pose : intérieure ou extérieure

  • Pose intérieure : plus discrète, plus durable (jusqu’à 15 ans), mais risque de casse thermique sur certains verres.
  • Pose extérieure : meilleure performance solaire, plus sûre sur double vitrage, durée de vie un peu plus courte (7–12 ans).

Conseil : si vous hésitez, partez sur un film extérieur sélectif : performant et plus sûr thermiquement.

Lire les chiffres clés de la fiche technique

Ne vous perdez pas dans tous les indicateurs, concentrez-vous sur les essentiels :

  • TLV (Transmission lumineuse) :
    • 35–50 % = confort visuel, moins d’éblouissement
    • ≥ 55 % = clarté maximale
  • TSER (Rejet énergie solaire totale) : viser ≥ 50 % (bon), ≥ 55 % (très bon).
  • Facteur g : ≤ 0,35 (efficace), ≤ 0,30 (exposition forte).
  • UV : 99 % minimum.
  • Réflexion extérieure : à choisir selon rendu esthétique (neutre ou miroir).

Conseil : faites une comparaison simple : placez deux films côte à côte, comparez TLV, TSER, g. Le meilleur sera celui qui correspond à votre objectif prioritaire.

Valider sur site avec un professionnel

Un installateur compétent ne se contente pas de la fiche : il fait un diagnostic vitrage.

  • Vérification du type de verre et de l’orientation.
  • Simulation des performances avec logiciel de calcul (ex. Vitrage Décision).
  • Remise d’une garantie écrite (durée de vie, compatibilité vitrage, résistance).

Conseil : exigez toujours une preuve de compatibilité avant pose (surtout sur double vitrage ou feuilleté).

Checklist “5 étapes en 5 minutes”

  1. Écrire mon objectif n°1 (chaleur, éblouissement, UV, esthétique).
  2. Identifier mon type de vitrage.
  3. Décider pose intérieure ou extérieure.
  4. Vérifier 4 chiffres clés (TLV, TSER, facteur g, UV).
  5. Demander une validation installateur (diagnostic + garantie).

Erreurs fréquentes et solutions immédiates

Se focaliser uniquement sur la teinte ou la couleur

Erreur : choisir un film “au feeling” parce qu’il est clair ou foncé, sans regarder les chiffres.

  • Un film peut être très clair (TLV élevée) et pourtant très efficace thermiquement (TSER élevé).
  • À l’inverse, un film très sombre peut assombrir inutilement sans forcément mieux bloquer la chaleur.

Solution : comparer TLV, TSER et facteur g sur la fiche technique, pas seulement la teinte.

Oublier la compatibilité avec le double vitrage

Erreur : appliquer un film intérieur standard sur un double vitrage sans vérifier la compatibilité.

  • Risque : casse thermique si le film est trop absorbant.
  • Cas fréquent : DV déjà équipé d’une couche contrôle solaire en usine → cumul dangereux.

Solution : privilégier les films extérieurs ou demander un diagnostic vitrage avant toute pose.

Sous-estimer les effets d’ombrage partiel

Erreur : ignorer les zones d’ombre (murets, stores, sérigraphies, casquettes) sur une baie vitrée.

  • Le verre exposé chauffe différemment du verre à l’ombre → contrainte thermique → fissure possible.

Solution : identifier les vitrages exposés partiellement et appliquer des films adaptés (souvent extérieurs, plus sûrs).

Coller rideaux ou stores foncés contre le vitrage

Erreur : laisser un rideau occultant ou un store foncé collé au verre après la pose du film.

  • Résultat : accumulation de chaleur entre tissu et vitrage, qui aggrave le risque de casse.

Solution : laisser quelques centimètres d’espace entre vitrage filmé et stores/rideaux.

Négliger l’entretien après la pose

Erreur : nettoyer trop tôt ou avec les mauvais produits.

  • Le film a besoin de 3 à 4 semaines (voire 2 mois pour un film sécurité épais) pour sécher complètement.
  • Un produit abrasif ou un grattoir peut rayer la surface.

Solution :

  • Attendre le délai indiqué par l’installateur avant premier nettoyage.
  • Utiliser un chiffon doux, une eau savonneuse simple et une raclette plastique.

Les 5 erreurs à éviter absolument

  1. Choisir au hasard sur la teinte → vérifier TLV/TSER/g.
  2. Poser un film intérieur sur double vitrage sans validation.
  3. Oublier l’ombrage partiel et ses risques.
  4. Coller des rideaux foncés sur le vitrage filmé.
  5. Nettoyer trop tôt ou avec des produits abrasifs.

Exemples chiffrés (comparaisons parlantes)

Bureau vitré plein sud : limiter l’éblouissement et la chaleur

Problème : un open-space orienté sud, écrans d’ordinateur qui brillent, climatisation qui tourne en permanence.

Lecture de fiche technique :

  • TLV = 42 % → bonne réduction de l’éblouissement, pièce encore claire.
  • TSER = 56 % → chaleur réduite de plus de la moitié.
  • Facteur g = 0,34 → confort d’été significativement amélioré.
  • UV = 99 % → protection des mobiliers et écrans.

Impact concret :

  • Baisse de 3 à 4 °C en pleine journée d’été.
  • Réduction des reflets sur écrans → productivité accrue.
  • Moins de climatisation → économie énergétique de 20 % environ.

Véranda familiale : garder la luminosité tout en réduisant la surchauffe

Problème : véranda devenue invivable l’été, mais besoin de garder la clarté pour profiter de la vue.

Lecture de fiche technique :

  • TLV = 60 % → ambiance lumineuse préservée.
  • TSER = 55 % → forte réduction du rayonnement solaire.
  • Facteur g = 0,31 (film extérieur) → gain thermique très bas, confort accru.
  • Réflexion extérieure = 15 % → rendu discret, sans effet miroir gênant.

Impact concret :

  • Température intérieure réduite de 5 °C par rapport à avant.
  • Possibilité d’utiliser la véranda en plein été sans fermer les volets.
  • Diminution des coûts de climatisation et meilleure qualité de vie.

Pour en savoir plus retrouvez notre article : Comment rafraïchir ses intérieurs durant la canicule ?

Vitrine de boutique : protéger les articles sans assombrir

Problème : vêtements et objets exposés décolorés en quelques mois, mais la clarté de la vitrine doit être préservée pour attirer les passants.

Lecture de fiche technique :

  • TLV = 68 % → grande transparence, vitrine claire.
  • TSER = 45 % → confort thermique modéré, suffisant pour un espace commercial.
  • Facteur g = 0,43 → chaleur réduite mais pas au maximum (compromis esthétique).
  • UV = 99 % → protection maximale contre la décoloration.

Impact concret :

  • Durée de vie des articles en vitrine multipliée par 3 à 4.
  • Vitrine toujours attrayante et lumineuse.
  • Réduction des coûts de remplacement des articles abîmés.

Trois chiffres à retenir

  • Un film clair (TLV ≥ 60 %) peut quand même rejeter plus de 50 % de la chaleur (TSER ≥ 55 %).
  • Un facteur g ≤ 0,35 est un bon repère pour des pièces très exposées.
  • La filtration UV (99 %) est non négociable si vous voulez protéger vos biens.

FAQ technique — 5 questions fréquentes

1. Un film clair peut-il vraiment réduire la chaleur ?

Oui. Grâce aux technologies sélectives, un film avec une TLV ≥ 60 % peut quand même avoir un TSER ≥ 55 %. Autrement dit : il laisse passer la lumière, mais bloque une grande partie de la chaleur (surtout dans l’infrarouge).

2. Quelle transmission lumineuse (TLV) idéale pour un bureau avec écrans ?

Pour limiter l’éblouissement tout en gardant une ambiance lumineuse, une TLV entre 35 % et 50 % est idéale. En dessous de 30 %, l’espace risque de sembler trop sombre ; au-dessus de 55 %, l’éblouissement peut persister.

3. Faut-il regarder en priorité le TSER ou le facteur g ?

  • TSER = mesure le rejet global d’énergie solaire.
  • Facteur g = mesure ce qui reste dans la pièce après transmission et réémission.
    Les deux sont complémentaires : le TSER montre la performance du film, le facteur g reflète le confort thermique réel.

4. Pose intérieure ou extérieure : que gagne-t-on vraiment ?

  • En pose intérieure, le film est plus protégé et dure plus longtemps (12–16 ans), mais il peut augmenter les risques de casse thermique sur certains vitrages.
  • En pose extérieure, le film bloque la chaleur avant qu’elle ne pénètre dans le vitrage : facteur g plus bas, risque thermique limité, mais durée de vie un peu plus courte (7–12 ans).

5. Comment entretenir et nettoyer un vitrage filmé ?

  • Attendre 3 à 4 semaines (jusqu’à 2 mois pour films épais de sécurité) avant le premier nettoyage.
  • Utiliser un chiffon doux, une eau savonneuse simple ou une raclette plastique.
  • Éviter produits abrasifs, solvants et grattoirs métalliques.
    Avec ces précautions, un film solaire conserve ses performances pendant 10 à 20 ans selon la pose.

Checklists prêtes à l’emploi

Checklist 1 — Lecture rapide d’une fiche technique

À relever systématiquement :

  • Transmission lumineuse (TLV) (%)
  • TSER (Total Solar Energy Rejected) (%)
  • Facteur g (facteur solaire total)
  • Filtration UV (%)
  • Réflexion intérieure / extérieure (%)
  • Compatibilité vitrage (simple, double, feuilleté, traité)
  • Type de pose autorisée (intérieur / extérieur)
  • Garantie et durée de vie

Checklist 2 — Vérification sur site

Avant de choisir un film, regardez :

  • Orientation des vitrages (sud, ouest, est).
  • Existence d’ombrages partiels (murets, stores, sérigraphies).
  • Présence de rideaux ou stores foncés collés aux vitres.
  • Type de vitrage exact (simple, double vitrage, feuilleté, contrôle solaire).
  • Usage de la pièce (bureau, véranda, vitrine, musée).

Checklist 3 — À demander à l’installateur

  • Confirmation de la compatibilité film / vitrage.
  • Simulation chiffrée (TLV, TSER, g avec votre vitrage réel).
  • Échantillon posé pour juger la teinte et la transparence.
  • Notice d’entretien (délais avant nettoyage, produits autorisés).
  • Conditions de garantie écrite (int./ext., durée, performances).

Annexe — Fiche de sélection simplifiée

  1. Définir l’objectif principal
    ☐ Réduire la chaleur
    ☐ Réduire l’éblouissement
    ☐ Protéger contre les UV
    ☐ Préserver l’esthétique façade
  2. Identifier le vitrage
    ☐ Simple vitrage
    ☐ Double vitrage
    ☐ Feuilleté
    ☐ Vitrage traité (contrôle solaire)
  3. Mode de pose conseillé
    ☐ Intérieur (durabilité, esthétique)
    ☐ Extérieur (performance thermique, sécurité vitrage)
  4. Valeurs clés à viser
  • TLV = ____ %
  • TSER = ____ %
  • Facteur g = ____
  • UV = ____ %
  • Réflexion ext./int. = ____ %
  1. Validation installateur
    ☐ Compatibilité confirmée
    ☐ Garantie reçue
    ☐ Notice entretien fournie

Avec ces checklists et la fiche de sélection, le lecteur peut comparer rapidement plusieurs films solaires et choisir celui qui correspond à son besoin réel, en toute sécurité.

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